Belsunce quartier de Marseille
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Belsunce, Noailles, Porte d’Aix : tout ce qu’il faut voir et savoir !

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Belsunce est un des quartiers de Marseille situé en plein centre-ville, près de la Canebière. Il doit son nom à Monseigneur Belsunce, évêque de Marseille, qui fit preuve d’une énergie remarquable pendant l’épidémie de la peste.

En bref

Belsunce est un quartier central, entre la Gare Saint Charles et la Canebière, et à l’articulation des différents territoires de la ville tels que le port, le centre ville et les quartiers périphériques notamment au nord de la ville.

A voir, à faire

Bibliothèque de l’Alcazar

En lieu et place de l’ancienne salle de Music-hall, dont la façade a été conservée, la bibliothèque de l’Alcazar a été inaugurée en 2004. Un grand hall central donne un aperçu des trois étages où des grandes zones de lectures ont été aménagées.

Bibliothèque de l'Alcazar
Bibliothèque de l’Alcazar

Un bref historique pour revenir sur la grand époque des music-halls à Marseille, dont il ne reste qu’une magnifique façade style art nouveau, l’Alcazar, inauguré le 18 octobre 1857 et transformé en cinéma en 1931, était tout de même le café-concert où ont débuté des grandes vedettes telles que Max Dearly, Mayol, Maurice Chevalier, Tino Rossi, Fernandel ou encore Yves Montand.

Pour conserver sa vocation culturelle, l’ Alcazar accueille désormais la Bibliothèque à Vocation Régionale qui a pour vocation de conserver l’ensemble des ouvrages publiés sur la Provence. Si on fait des recherches, il est bon de savoir que ces dernières années, l’acquisition des archives des Cahiers du Sud et des documents d’un certain nombre d’auteurs marseillais a abouti à la création des Fonds littéraires méditerranéens.

Et aussi, rien que pour la collection des fonds anciens, ce fonds est composé de 46 000 imprimés anciens (antérieurs à 1811) et de 78 600 imprimés du XIXe siècle, dont les périodiques anciens.

Et enfin, pour l’anecdote, le saviez-vous ? Il existe également un Fonds d’études et de recherches sur la bande dessinée qui comporte des ouvrages anciens retraçant les premiers temps de la bande dessinée comme la première bande en français de Topffer en 1860 ou l’édition de 1930 de Tintin au Pays des Soviets. Plus de 1 000 titres sont en outre accompagnés de brochures, d’ouvrages de référence et de dossiers de presse. La bibliothèque conserve aussi des planches originales de Pratt ou Schuitten.

Bref, voilà de quoi vous donner envie d’aller y faire un tour !

Marché des Capucins

Mélange de culture et de gastronomie.

Ce marché se situe dans la rue Longue des Capucins, à proximité de la Canebière.

Les étals regorgent de nourriture souvent inconnue à nos yeux. Poissons et légumes du Sénégal, épices venues du Magrebh ou de l’Asie, tissus aux impressions riches de motifs orientaux donnent un aspect pittoresque à cette immense rue.

Le Cours Belsunce

Le carrefour de la Canebière, du cours Belsunce et du cours Saint-Louis marque le point zéro de la nomenclature des rues de Marseille.

On aurait peine bien sûr à imaginer aujourd’hui ce que fut la splendeur du cours de Marseille rebaptisé cours de Belsunce en 1852.

Pourtant, il avait fière allure lorsqu’il fut créé en 1670 sur les lices extérieures des anciens remparts, ce cours Belsunce imaginé par Pierre Puget et construit avant la Canebière.

Il traversait alors les nouveaux quartiers issus de l’agrandissement de 1666 et s’étendait sur l’ensemble des cours Belsunce et Saint-Louis actuels.

Le Cours Belsunce
Le Cours Belsunce

Large de 36 mètres, le cours était constitué d’une allée centrale bordée de micocouliers pour abriter les promeneurs d’un soleil réputé ardent par chez nous et d’un passage réservé à la circulation des carrosses dans les contre-allées.

Les immeubles de deux ou trois fenêtres furent tous construits d’égale hauteur afin d’accentuer l’effet de perspective. Ils se distinguaient par les ornements de leur façade. Au n° 14, une maison type du 17ème siècle flanqué d’un pilastre corinthien d’angle est encore visible : une boutique élevée et un entresol bas traité en mur de refends forment un premier niveau, et un second niveau est constitué de deux étages d’appartements de hauteur décroissante.

Au 19ème siècle, l’aménagement d’une chaussée centrale permet la circulation des voitures et des charrettes.

Cette métamorphose, à laquelle s’ajoute le départ des négociants et des notables vers les habitations des quartiers sud transforme l’ancienne promenade aristocratique en zone de transit proche du port et de la gare Saint Charles et le quartier devient un lieu de prédilection pour les immigrés de tout pays.

Aujourd’hui, la mairie, consciente du patrimoine architectural, a décidé d’instaurer un périmètre de restauration immobilière (PRI) sur une grande partie du quartier de Belsune, pour faciliter la rénovation des bâtiments.

Galerie des Transports

La Galerie des transports se trouve à l’intérieur de la station de métro Noailles, ancienne gare de l’Est. Ce petit musée retrace l’histoire des transports marseillais ; Anciennes locomotives de tramways, maquettes et illustrations à voir. Entrée gratuite.

La rue Thubaneau

Dans les années 1990, cette rue est réputée pour ses mauvaises fréquentations faites de prostitution, proxénétisme et trafic en tout genre.

Mais sous le mandat de Vigouroux, entre 1986 et 1995, la municipalité rachète de nombreux immeubles et entreprend un vaste plan de réhabilitation qui n’est certes toujours pas abouti.

La rue Thubaneau
La rue Thubaneau

Et Pourtant, cette rue, elle l’aurait mérité cette cure de Jouvence car elle est riche d’histoire !

Déjà, c’est l’une des premières ouvertes par l’agrandissement de 1666 au delà des anciens remparts dont la destruction a été décidée par Louis XIV.

Pour la petite histoire, il parait qu’elle tient son nom d’une ancienne tabagie établie dans cette rue.

Et pour la grande histoire, c’est au n° 25 que se trouvait le siège du « club des amis de la Convention » où fut chanté, pour la première fois à Marseille, le 22 juin 1792 par François Mireur (étudiant en médecine), le « Chant de guerre pour l’Armée du Rhin » composé par Joseph Rouget de Lisle et qui deviendra « La Marseillaise »» après avoir suivi les fédérés jusqu’à Paris.

C’est donc une belle rue, chargée d’histoire et qui possède de beaux immeubles, mais qui à mon avis, n’est pas encore assez mise en valeur… Mais j’aime à croire que cela ne saurait tarder !

Hôtel de Pesciolini

Hôtel de Pesciolini
Hôtel de Pesciolini

Situé au bout du Cours Belsunce, après l’Alcazar, de ce somptueux immeuble, on repère très vite les deux atlantes d’Hercule qui rappellent ce que fut la splendeur du Cours.

En fait, ce bel hôtel particulier qui fait l’angle de la rue Nationale et de la rue d’Aix a été édifié au début des années 1670 lors de la construction du cours. Il appartenait au négociant toscan Venerosi de Pesciolini et il parait que c’est en l’honneur de son père prénommé Hercule qu’il aurait fait sculpter les deux atlantes qui ont fait la réputation de l’édifice.

L’église Saint-Cannat ou les prêcheurs

L'église Saint-Cannat ou les prêcheurs
L’église Saint-Cannat ou les prêcheurs

L’ancienne église du couvent des frères prêcheurs dominicains a été construite entre 1526 et 1619. Mais depuis sa réouverture au culte en 1803, l’église est devenue paroisse et porte le nom d’un ancien évêque de Marseille.

La nef de style gothique tardif, est entourée de chapelles latérales appartenant à des familles patriciennes ou à des confréries.

De 1739 à 1744, les frères Gérard élèvent une imposante façade baroque dont le fronton et l’ordre supérieur disparaissent en 1926.

Les statues colossales de l’attique sont d’Antoine Duparc, et représentent les saints et les bienheureux.

Le mobilier des 17ème et 18ème siècles provient d’autres églises de Marseille :

  • Dans le choeur, le maître-autel à baldaquin en marbre polychrome date de 1755. Il est signé de Dominique Fossaty et de Gaspard Forty pour les ornements de bronze ciselé. Il provient de la chapelle des Bernardines.
  • La chaire baroque de 1700 quant à elle, provient des Minimes.
  • Le tableau de Pierre Bernard qui est daté de 1740 et représente Notre-Dame de la Paix, était à l’origine dans la chapelle des Notaires de l’église des Accoules, ainsi que les toiles qui représentent la vierge de Michel Serre et Saint Benoît de Faudran.

A noter que le buffet d’orgue réalisé par Jean-Esprit Isnard, classé monument historique, date de 1746.

Des trésors !!!

Porte d’Aix

Porte d'Aix
Porte d’Aix

Situé à l’entrée Nord de la ville, la porte d’Aix (l’Arc de Triomphe marseillais) a été construite entre 1825 et 1833. Elle est alignée avec la fontaine de la place Castellane et l’obélisque de Mazargues, situées au sud de la ville.

C’est un monument peu mis en valeur, et pourtant il mérite le détour de par son histoire et ses sculptures. En effet, sa construction fut décidée pour rendre hommage à la campagne du duc d’Angoulême en Espagne et en souvenir de sa victoire au Trocadéro en 1823.

La première pierre fut posée le 4 novembre 1825, par le marquis de Montgrand, gentilhomme honoraire de la chambre du roi et maire de Marseille, après que la place d’Aix ait été aménagée et que l’aqueduc qui la traversait ai été démoli.

La ville de Marseille confia la construction de l’arc de triomphe à l’architecte Pinchaud, la sculpture d’ornement au sculpteur parisien Marneuf et les statues et bas-reliefs à David d’Angers et à Ramey (la victoire du Trocadéro n’étant plus alors d’actualité, furent choisies « la patrie appelant ses enfants à la défense de la liberté » pour David d’Angers, et « le retour des braves après la victoire » pour Ramey). Les faces et les cotés de l’Arc illustraient les batailles de Fleurus, d’Héliopolis et d’Austerlitz.

Enfin, huit statues de 2m75 de haut représentaient les vertus indispensables à tous les régimes : au nord le dévouement, la résignation, la valeur, la prudence et au sud, la force, la tempérance, la vigilances, la clémence. Malheureusement, la pierre choisie se révéla friable et les statues s’en trouvent irrémédiablement détériorées, malgré de nombreuses réparations.

Halle Puget

Halle Puget
Halle Puget

Située à proximité de la Porte d’Aix, elle est construite au XVIIème siècle par Pierre Puget, peintre, architecte et sculpteur marseillais.

A l’époque, la Halle Puget abritait un marché aux poissons et aux viandes : elle est de plan rectangulaire, soutenue par vingt colonnes, et divisée en deux parties par un mur qui séparait les parties poissonnerie et boucherie.

Aujourd’hui, c’est dans un quartier totalement réaménagé en plein centre de Marseille qu’on peut découvrir ce bel exemple de l’ architecture classique, au milieu d’un quartier d’affaires et des facultés.

Le Marché du Soleil

On aime ou on n’aime pas le marché du soleil mais c’est un lieu qui ne laisse pas indifférent. Il se situe dans le milieu de l’avenue Camille Pelletan prés de la porte d’Aix, l’intérieur ressemble à un souk et on peux y trouver toutes sortes de produits orientaux et de décoration orientales, des vêtements et du linge de maison à des prix très attractifs.

Marseille; cité étonnamment cosmopolite et proche voisine de l’Afrique du Nord est un creuset incroyable de métissage. Ce marché vous ravira par son dépaysement et l’accueil chaleureux des commerçants du quartier.

Le marché du soleil avait été détruit en partie par un incendie le 18 juin 2008. Il a réouvert depuis sur un espace plus réduit mais mieux aménagé.

La quincaillerie Empereur

Bon, j’aime les histoires de famille, alors, en voici encore une ! Tout commence en 1827 dans le quartier de la Bourse où la Quincaillerie Empereur s’installe à l’emplacement d’une boutique tenue auparavant par un quincaillier du nom de Bolfras. François Empereur (c’est le nom de son fondateur) est taillandier de son état, c’est à dire fabricant d’outils tranchants.

Puis, c’est en 1845 que la quincaillerie s’installe rue d’Aubagne et elle y est encore aujourd’hui. En 1862, elle s’étend, avec l’arrivée du fils de François, Louis qui transfère son atelier de la rue des Templiers à la rue des Récolettes. Et en 1890, c’est Alfred, troisième génération, qui prend la tête de l’affaire.

Sa succession sera assurée en 1922 par son gendre, Paul Renaux puis, à partir de 1960, par le fils de ce dernier, Roger. En 2000 c’est la sixième génération qui prend le relais avec Laurence, sa fille. Ses deux fils et sa fille sont derrière pour assurer l’avenir. vous voyez quand je vous disais que c’était une affaire de famille !

Bon, à Marseille, c’est une institution, une sorte de caverne d’Ali Baba : au premier abord, çà semble petit, mais une fois passé le seuil, on trouve de tout ! Tous ceux qui aiment se balader, farfouiller, découvrir l’objet dit « rare » se doivent de faire un tour chez l’empereur… On y trouve toute la petite quincaillerie au détail, des articles de cuisine les plus insolites comme les bouilloires et les plats en émail comme ceux de nos grand-mères, mais aussi des tringles à rideaux et leurs petits accessoires.

Et ils font aussi de la découpe de bois et de vitres, de la serrurerie ou même des articles de jardinage, du bricolage à la peinture… Et pour les passionnés de chasse et de coutellerie de collection, il y a de beaux objets. Bref, moi, j’aime bien y flaner et j’y trouve tous les objets utiles pour la maison et le camping…

De plus, tous les samedis de l’année, de 11h30 à 12h30, les clients de la quincaillerie mettent leur « Toque » pour des démonstrations culinaires (recettes provençale et autres) gratuites et pour le plaisir de tous. Ces démonstrations sont gratuites et l’entrée est libre.

La rue du Tapis Vert

La rue du Tapis Vert tient son nom du 18ème siècle où on y trouvait un commerce qui avait comme enseigne un tapis vert tout simplement.

Elle a accueilli la communauté juive de Marseille spécialisée dans le commerce de textile en gros. C’est à ce titre qu’on retrouve dans certaines maisons une discrète forme ovoïde de 7 cm de haut sur 3cm de large qui contient des extraits de la Torah.

La rue du Tapis Vert, méconnue des marseillais recèle pourtant des trésors d’architecture.

  • Au n° 22, la façade du couvent des Récollets date de 1750.
  • Au n° 52, sur une façade Louis XVI, on peut admirer des pilastres et chapiteaux qui ont résisté à l’usure du temps.
  • A l’extrémité de la rue, sur la place des Capucines, trône une fontaine surmontée d’un obélisque porté par quatre dauphins, deux couples de chérubins et quatre lions. Elle a été sculptée par Dominique Fossaty en 1778 et est classée monument historique.
  • Enfin, au n°44, on admire l’église de la Mission de France qui est une ancienne chapelle des Lazaristes reconstruite en 1839 par le collège Saints Ignace des Jésuites. On y trouve une curieuse façade baroque réalisée en 1860 par Désiré Michel. Et à l’intérieur, le maître-autel et les fonts baptismaux ont été sculptés par Dominique Fossaty au 18ème siècle.

Le Cours Saint Louis

Si chacun connaît la grande avenue qui va jusqu’au bout de la terre, ainsi que Belsunce, symbole de la splendeur marseillaise des 17 et 18ème siècles, le cours Saint-Louis, en revanche, situé au croisement de la Canebière et du cours Belsunce, et qu’on appelait le « petit cours », et notamment le personnage qui lui a donné son nom, sont beaucoup plus obscurs dans la mémoire des marseillais.

Et pourtant, Louis d’Anjou, car c’est bien de lui qu’il s’agit ici, eut une vie mouvementée, et une mort bien curieuse, qui n’auraient pas mérité cet oubli.

En effet, fils de Charles II le Bouteux et petit neveu du roi Saint Louis, il vécut une enfance ballottée de château en château avant d’être enfermé avec ses deux frères en 1288 au château de Moncade, près de Barcelone, puis à Tarragone en lieu et place de leur père. C’est d’ailleurs cette aventure de géôle qui lui vaudra d’être consacré saint patron des prisonniers et des otages.

Libéré en 1295, il est nommé évêque de Toulouse par le pape boniface VIII mais meurt à Brignoles deux ans plus tard, à peine âgé de 24 ans, alors qu’il se rendait à Rome.

C’est là que commence son aventure marseillaise !

Selon son voeu, sa dépouille est ramenée à Marseille en 1318 et inhumée au couvent des Frères Mineurs, rue du Tapis Vert, proche du cours qui prendra son nom.

Mais le périple de Louis est loin d’être terminé. On s’arrache ses reliques. Sa tête ira au couvent de Santa-Chiara à Naples, sa mitre et ses gants à Brignoles, le reste à Marseille. Et quand Alphonse d’Aragon, en 1423, envahit et pille la ville, il s’empare bien sûr de la chaîne qui ferme le port et des reliques de Louis ! Voilà qu’il retourne en Espagne ! Et pour un moment ! Mais les Espagnols rendent en 1956 deux vertèbres du Saint qui seront exposées dans l’église Saint-Ferréol, sur le quai des belges, avant d’être volées en 1997. On ignore aujourd’hui ou se trouvent les vertèbres de ce saint qui semble être condamné à ne jamais reposer en paix !

Pour nous autres marseillais, il nous reste ce cours qui porte son nom !

On peut aussi se rappeler que sur le cours, au 19ème siècle déjà, la vie était animée grâce à ses marchés, notamment la première foire aux santons qui eut lieu le 4 décembre 1803 sur le cours, et tout aussi réputés, et ses petits pavillons construits d’après les plans de l’architecte Pascal Coste où on vendait des fleurs.

Aujourd’hui, même si on ne se souvient plus de l’Histoire, le Cours Saint Louis n’en demeure pas moins un lieu de passage et les travaux de rénovation qui ont suivi la réinstallation du tramway ont permis de lui donner une nouvelle jeunesse.

Enfin, il est important de noter qu’à l’angle du Cours et de la Canebière, on trouve un bel immeuble qui abrite l’Espace Culture, lieu par excellence pour trouver de bonnes idées de sorties et faire ses réservations pour nombre de spectacles sur Marseille.

L’église Saint-Théodore

L'église Saint-Théodore
L’église Saint-Théodore

l’église Saint-Théodore autrefois appelée les récollets est élevée entre 1633 et 1648.

Dans le couvent des Frères mineurs (qui sont des franciscains réformés) reposent au 13ème siècle, les corps de deux saints populaires, Douceline et Louis d’Anjou. Leur sépulture assoit la réputation de l’ordre. Mais le couvent est rasé en 1524 par les troupes de Charles Quint.

Après la révolution, l’église devient paroissiale sous le vocable de Saint Théodore, ancien évêque de Marseille. Elle est complétement reconstruite au début du 18ème siècle, et classée monument historique en 1991.

La façade est percée de niches dont les statues qui datent de 1725, furent recomposées en 1857 par l’artiste italien Bagnasco.

La nef se compose d’une succession de voûtes d’arrêtes recouvertes d’une fresque d’Antoine Sublet mais elle est très endommagée. L’oeuvre retrace la profanation d’un ciboire et de ses hosties, et c’est le témoignage direct d’un vol commis dans la nuit du 9 au 10 mars 1829. Le mobilier comporte de belles pièces du 18ème siècle dont un buffet d’orgue de 1735 classé monument historique. Dans le choeur, le tableau de Beaufort date du 18ème siècle et raconte l’embarquement pour les croisades, de Saint-Louis à Aigues-Mortes.

Curiosités

L’aqueduc de l’Huveaune

L'aqueduc de l'Huveaune
L’aqueduc de l’Huveaune

Encerclée par les bâtiments ultra-modernes du Conseil Régional, une arche du 13° siècle interroge le passant … qui souvent l’ignore. Seul vestige d’un aqueduc utilisé massivement par la population marseillaise, cette arche si fragile reste une énigme. On a du mal en effet à imaginer que sur cette arche courait l’eau de l’Huveaune …

Cet aqueduc a été l’élément principal de la distribution d’eau dans Marseille, jusqu’à l’arrivée des eaux de la Durance en 1849. Il approvisionnait les 380 puits de la vieille ville. Alimenté à son origine au 13° siècle, par des captages divers de ruisseaux, il a été raccordé au 16° siècle à l’Huveaune et au Jarret.

L’aqueduc est un canal souterrain qui a son origine au dessus du village de la Pomme et il se terminait au lavoir Saint-Laurent, dans le Panier. Il passait sous les maisons jusqu’à la rue Bernard Dubois où commençaient les arcades dont il ne reste qu’une arche. Ici, se trouvaient 8 arches jusqu’en 1828 qui formaient des portes d’entrées sur la ville : 4 étaient réservées aux charrettes et voitures et 4 étaient réservées aux piétons.

L’aqueduc passait sur ses arcades sur une longueur de 170m entre la butte Saint Charles et la butte des Carmes, et c’est sur ce parcours seulement que les eaux étaient à découvert. Lorsque ces arches ont été jugées néfastes au développement du commerce de par leur emplacement qui génait la circulation, on les remplaça par des conduites en souterrain.

On commença à détruire les 8 arches lorsqu’on entreprit la construction de la Porte d’Aix …

Petite info supplémentaire : l’Huveaune prend sa source dans le Var au pied de la Sainte-Baume et le Jarret, à Allauch, pour se jeter dans l’Huveaune vers le quartier de Sainte-Marguerite. … Et l’Huveaune se jette dans la Méditerranée au Sud des plages du Prado !

Les tours Labourdette

Dans les années soixante, Gaston Defferre, alors maire de Marseille, décide la création d’un ensemble urbain à l’emplacement des immeubles dits « de derrière la Bourse », dont la démolition en 1912 avait laissé place à un terrain vague.

Le projet comprend la construction des tours Labourdette et du centre Bourse, centre commercial qui intègre les vestiges du port antique regroupés dans le jardin des vestiges et le musée d’histoire.

Les trois tours d’habitation de 18 étages sont construites en 1962 à l’emplacement du terrain vague où les Marseillais venaient jouer aux boules.

Les constructions à ossature en béton armé sont réalisées sur pilotis apparents en façade.

Les plans conçus par Jacques-Henri Labourdette permettent dans les étages des baies vitrées toute en largeur et en hauteur.

Chaque immeuble comprend sur sa façade nord deux entrées indépendantes donnant accès à deux appartements par étage.

Les tours Labourdette ont reçu le label Patrimoine du 20ème siècle, pourtant nombreux sont ceux qui les accusent de dénaturer le paysage.

Balade au coeur de Belsunce

C’est un maillage de rues étroites, délimitées par quatre grandes avenues (la Canebière au sud, le cours Belsunce à l’Ouest, le boulevard d’Athènes et le boulevard Dugommier à l’Est, et le boulevard Charles Nédelec au nord).

C’est un quartier relativement petit :

  • de par sa taille, 38,3 hectares,
  • et le nombre de ses habitants, les recensements INSEE indiquent 8 622 habitants en 1999.

L’avenue principale du quartier est le Cours Belsunce, perpendiculaire à l’avenue de la Canebière et qui se prolonge jusqu’à la Porte d’Aix.

Mais il convient de noter que ce quartier typique est riche d’une histoire et d’anecdotes que bien des marseillais ignorent !

Tout d’abord, pour bien se représenter le quartier, il convient de signaler la distinction entre sa partie Est (celle occupée par le Centre Bourse) de sa partie Ouest (le vieux Belsunce). Les Marseillais font une différence entre la zone du centre Bourse aménagée dans les années 70 qui, aux yeux de la majorité d’entre eux, est devenu un nouveau quartier à part entière ne faisant pas partie intégrante de Belsunce, et l’enchevêtrement de rues étroites qu’est le vieux Belsunce, et qui est synonyme pour certains du « vrai » Belsunce, celui qui a été épargné par le tout béton, et pour d’autres, du « pauvre » Belsunce, à rénover et à moderniser…

Ensuite, il est bon de savoir que Belsunce, qui subit aujourd’hui la décrêpitude de ses façades et sa mauvaise réputation, est un quartier d’origine baroque, avec un patrimoine de valeur. Pour mémoire, le quartier Belsunce et le cours Belsunce, sont construits à partir de 1670, dans le cadre des travaux d’agrandissement de la ville vers l’Est et le Sud. Le cours Belsunce marque l’ébauche d’un tracé liant le Nord et le Sud de la ville. Ce lien sera concrétisé plus tard avec le prolongement du cours Belsunce à partir de ses deux extrémités :

  • au nord avec la rue d’Aix débouchant sur l’entrée de la ville et son Arc de triomphe inauguré en 1833 qu’on appelle familièrement la Porte d’Aix ;
  • et au sud avec le cours Saint Louis (construit en même temps que le cours Belsunce) et la rue de Rome débouchant sur la place Castellane et le début de l’avenue du Prado.

La bourgeoisie qui habite alors le quartier, occupe de petits immeubles donnant sur des jardins, avec souvent de petites maisons de fond de cour et des dépendances destinées aux domestiques ou à l’entreposage de matériel.

Mais depuis le 17ème siècle, la vocation du quartier et son peuplement ont changé. Au 19ème siècle, deux mouvements de population se succèdent :

  • le départ progressif de la bourgeoisie en place qui migre vers les quartiers périphériques et tous neufs comme le Prado,
  • et l’arrivée d’une nouvelle population issue de différentes vagues migratoires.

Et si depuis toujours, c’est un quartier de passage à l’articulation des différents territoires qui composent la ville, il devient à partir des années 1970 un axe central à l’usage de l’immigration en quelque sorte. Vont alors défiler des populations venants d’horizons divers mais communément méditerranéens : italiens, espagnols, arméniens, juifs d’Afrique du Nord, africains, Pieds-Noirs, algériens, marocains, tunisiens…

Aujourd’hui, c’est un quartier pauvre, lieu de résidence de nombreux travailleurs immigrés vivant souvent dans des hôtels meublés ou des foyers.

De ces populations en transit et de l’exotisme qui peut s’en dégager, Belsunce prend dans l’imaginaire marseillais une place particulière et véhicule des discours opposés :

  • certains y voient l’illustration positive de la fameuse Marseille cosmopolite ;
  • d’autres n’y rencontrent qu’une diversité ethnique dérangeante et à combattre.

De la même manière, le dynamisme marchand et commercial, l’intensité des échanges et des passages que le quartier génère dans la ville sont :

  • soit magnifié en tant que ressourcement culturel et symbolique de la ville en quête d’une identité méditerranéenne ;
  • soit stigmatisé car donnant une image de pauvreté d’un quartier qui n’appartient plus à la ville, un territoire fermé au reste d’une population qui se définit comme « de souche ».

Malheureusement, ces derniers avis semblent être en majorité, car Belsunce n’est bien souvent représenté que par ses populations étrangères et immigrées et de ce fait, il est mis à l’écart du reste de la ville. Et même la toponymie est significative de cet effet d’ethnicisation : Belsunce étant largement désigné du nom de « Quartier arabe ».

C’est à ce titre, face à ces arguments, que les enjeux liés à la qualification de ce quartier ne sont pas neutres : en 1997, tout le quartier a été inclus dans un périmètre de réhabilitation urbaine (PRI) avec l’intention de supprimer l’habitat indigne et de réaliser une mixité sociale. Peut-on et/ou doit-on espérer que cela supprimera la pauvreté au lieu de ne faire que la déplacer ?

En tout cas, du coup, de ces tentatives de réhabilitation, on y découvre quelques curiosités de l’architecture moderne comme :

  • dans la rue des convalescents, la maison d’accueil pour personnes agées ;
  • sans oublier le musée de la mode aussi sur la Canebière ;
  • ou encore le musée d’Histoire dans le centre Bourse ;

Enfin, et pour finir, le quartier est également porteur de chefs d’oeuvres historiques qu’il ne faut pas négliger ! On y trouve aussi bien :

  • la nouvelle Bibliothèque Municipale à Vocation Régionale (BMVR), l’Alcazar ;
  • le cinéma Les Variétés ;
  • l’hôtel de Pesciolini ;
  • mais aussi la rue Thubaneau où un pan de l’Histoire a vu le jour au n°25 ;
  • ou encore la rue du Tapis Vert ;
  • sans manquer la rue Longue des Capucins ;
  • dans le très ancien, la halle Puget ;
  • ou à peine plus récent, la fontaine Fossati située sur l’ancienne place des fainéants ;
  • le Palais de la Bourse qui héberge la chambre de commerce et d’industrie et le musée de la Marine et de l’Economie ;

et de bels édifices religieux comme :

  • l’église Saint-Théodore ou les Récollets ;
  • et aussi bien l’église Saint-Cannat ou les prêcheurs ;
  • et encore tout au bout du quartier, sur le quai des Belges, l’église Saint Ferréol ou les Augustins…

Et encore bien d’autres choses qu’il nous reste à découvrir !!!

Il semblerait que le nom de Noailles vienne d’un mot d’ancien français « noue » ou « noë » et qui signifie prairie humide, avoisinant un cours d’eau, et il s’avère que le Lacydon coulait là où est aujourd’hui située la Canebière. Dans tous les cas, ce quartier doit son nom à la rue Noailles et à l’hôtel de Noailles, hôtel particulier somptueux loué au chevalier de Noailles, lieutenant général des galères de Louis XIV en 1679, qui a été détruit, puis sur l’emplacement approximatif duquel on a reconstruit un grand hôtel reconverti en hôtel de Police.

Dans ce quartier on trouve la gare Noailles qui accueillera à l’été 2008 le terminus de la ligne 1 duTramway de Marseille mais aussi pour rester dans l’histoire des transports, la galerie des Transports !

Quartier très animé, on peut également faire flâner sur le marché des Capucins,qui aujourd’hui, fait la réputation du quartier, mais tout aussi bien dans les rues alentours comme le début de la rue de Rome et ses boutiques, la rue Méolan et sa célèbre herboristerie du Père Blaise, et la rue de la Palud chargée d’histoire.

Et dans ce quartier ancien et riche en architecture, on y trouve bien sûr de beaux monuments tels que :

  • Le monastère des Augustins ;
  • L’ancien hôtel du Louvre et de la Paix ;

Et des traces chargée d’anecdotes plus ou moins tristes comme :

  • L’ancien bâtiment des « Nouvelles Galeries…

Rue Longue des Capucins

Cette rue étroite et longue (qui porte bien son nom) unit le nouveau quartier de la gare Saint Charles, du boulevard Charles Nédélec à la rue d’Aubagne en traversant la rue Bernard Dubois et la Canebière.

Elle ne fut d’abord ouverte que dans sa partie sud (de la Canebière ) entre le couvent des Capucins et des Feuillants. Elle s’appelait alors rue Neuve des Capucins et forme aujourd’hui le ventre de Marseille. Toutes les ménagères y viennent se ravitailler et à certaines heures la circulation y est impossible.

Dans l’axe de cette rue, au-delà de l’ancienne rue Noailles (Canebière) s’ouvrait la rue Saint Claude, qui s’étendait jusqu’aux remparts, près de la porte Bernard Dubois et c’est par la suite que l’ensemble de ces deux rues formèrent la rue « Longue des Capucins « .

On admire au n°6 la maison natale du peintre Adolphe Monticelli (1824-1886).

Et au n°38, dans l’angle arrondi au deuxième étage, une maison du 18ème siècle percée d’une charmante fenêtre, c’est l’Hôtel de Jean Joseph, doyen du collège des médecins, au milieu du 18ème siècle. C’est le type caractéristique du petit hôtel bourgeois élégant et cossu de l’époque. La façade sobre et ornée, au rez de chaussée de quatre pilastres en pierres taillées et en léger ressaut, la porte d’entrée qui est surmontée d’un élégant mascaron à tête de femme et d’une frise en rocaille de forme bombée, est dominée par un beau balcon en ferronnerie. Cet hôtel construit entre 1660 et 1668 fut acquis en 1739 par Jean-Joseph Michel qui le transforma dans le goût du siècle et y fit édifier une façade Louis XV.

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