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Quartiers Sud de Marseille : tout ce qu’il faut voir et savoir !

Quartiers sud de Marseille : c’est le bout du Monde, ou plutôt les Calanques qui donnent cette agréable sensation. Pour les amoureux de la nature, cette partie de la ville sera incontournable.

En bref

C’est un autre Marseille que vous découvrirez dans le sud. Souvent plus aisés, ces quartiers cachent de véritables petites bastides. Les passionnés d’architecture ne manqueront pas d’aller saluer la maison du fada (Le Corbusier) et tout le monde pourra aller se ressourcer dans les calanques.

A voir, à faire

Le parc Bortoli

Le parc Bortoli est un ancien domaine agricole constitué de terres et d’une bastide datant du 19ème siècle. Reste aujourd’hui le bâtiment principal qui est le siège de la société d’Horticulture et d’Arboriculture des Bouches-du-Rhône et qui abrite une riche bibliothèque scientifique.

Le parc de 2 hectares, très arboré, se compose d’une ferme et de sa serre de production, d’un jardin d’hiver, de grands platanes centenaires et d’une riche palette végétale d’arbres d’ornements méditerranéens, ainsi qu’une collection botanique de rosiers, d’arbres fruitiers et d’oliviers.

Sur la façade de la bastide il y a une plaque commémorative en l’honneur de Pierre ESTRANGIN, Président de la Société d’horticulture et d’arboriculture des Bouches-du-Rhône de 1985 à 2007.

Un détail insolite ? Le jardin Bortoli et la bastide pourrait être construits sur les anciennes terres du château de Mazargues qui fut incendié pendant la période révolutionnaire puisqu’il se trouvait, selon Alfred Saurel, à l’angle du chemin du Lancier et de l’avenue de Mazargues !

Roy d’Espagne

Tout est à voir dans et autour du Roy d’espagne, 500 mètres de la mer, dans la pinède, sous la colline !

 

Voilà 40 ans que j’y suis, impossible d’en partir, et je vois que tous mes anciens copains de classe font pareil et y « rapatrient » leur famille dès que possible ; nos enfants fréquentent les mêmes établissements scolaires que nous… C’est un signe, non ?

Un histoire assez riche malgré la jeunesse du quartier (création au début des années 60, 1960 bien sûr !) avec à l’origine un Roi exilé par Napoléon, des paysages magnifiques encore préservés, les cigales en pleine ville, la mer à proximité, la colline sous les fenêtres, que demander de plus ?

Allez-y, rien n’y manque. Vous y verrez que Marseille y puise peut-être la source de sa création !

Voilà, je tenais à faire ce petit résumé, mais sans l’avoir préparé, cela paraîtra un peu fade; au fur et à mesure, il sera amélioré mais, au moins, il sera référencé !

Valmante

Le château de Valmante qui abrite désormais les locaux administratifs d’un centre médical est révélateur de l’opulence décorative du siècle dernier et les grandes pièces conservent leurs cheminées de marbre, leurs gypseries et les délicates fresques de Galland.

Valmante Quartiers sud de Marseille
Valmante Quartiers sud de Marseille

En 1855 Joseph Grandval, un industriel fortuné surnommé « le roi du sucre », décide de faire construire, dans une banlieue encore campagnarde, une somptueuse demeure au coeur d’un vaste parc doté d’un étang et d’un jardin exotique.

Des revers de fortune ayant contraint la famille Grandval à s’en séparer, le château, que l’on nomme encore le château du Redon, est acquis par un riche négociant marseillais, Louis Mante, en 1893. Associant les noms de ses ancien et nouveau propriétaires, le domaine portera désormais le nom de Valmante. En 1872, Louis Mante avait épousé Juliette, soeur cadette d’Edmond Rostand. La personnalité de ce couple va donner au château ses lettres de noblesse.

Au cours de soirées mondaines, ils réunissent des peintres, des musiciens, et tout ce que les arts et la littérature comptent de noms prestigieux ; l’auteur de l’inoubliable Cyrano de Bergerac, la comtesse de Noailles, Sarah Bernhardt auront ainsi l’occasion de séjourner au château.

Si elles abritent désormais les locaux administratifs d’un centre médical, les vastes pièces sont révélatrices de l’opulence décorative du siècle dernier et conservent leurs cheminées de marbre, leurs gypseries et les délicates fresques de Galland.

Les Baumettes

Les Baumettes, c’est un des quartiers du 9ème arrondissement de Marseille. Il abrite la Prison des Baumettes qui a été construite en 1934.

Il doit son nom au mot provencal : la baume, c’est-à-dire la grotte, les baumettes, ce sont donc des petites grottes.

C’est le point de départ de nombreuses randonnées dans le massif des calanques et en passant par le col des baumettes et en suivant le GR 98b, on arrive à la merveilleuse calanque de Sormiou.

Le domaine de Luminy

Aujourd’hui, le domaine de Luminy est surtout connu pour :

  • sa Faculté des Sciences et surtout l’unité de Formation et de Recherche de l’Université de la Méditerranée,
  • son Ecole Nationale Supérieure d’architecture,
  • et son Ecole de Commerce.

Mais, s’il est aujourd’hui à la pointe du progrès, les origines de ce domaine sont très lointaines. Déjà, au XIème siècle, « les bâtiments de Luminy » sont mentionnés dans les registres des moines de l’Abbaye de St Victor comme propriété d’un ordre cistercien. Au XIIème siècle, les batiments sont aggrandis et prennent le nom d’Abbaye du Mont de Sion, destinée à accueillir des jeunes filles de la noblesse provençale.

Puis, la propriété est acquise par la famille d’Ollières au milieu du XVIème siècle. Et en 1819, Mme Baudoin, veuve d’Ollières vend le Domaine à Augustin Félix Fabre, l’armateur marseillais. A cette époque, le domaine est prospère : il s’agit d’une propriété de plus de mille hectares dont deux cents sont cultivables et où l’on plante de la vigne, de la luzerne et des céréales. Des chèvres et des moutons y sont aussi élevés, et les arbres des collines y sont exploités. Mais tout cela a bien changé, et on y cultive aujourd’hui bien d’autres choses !

Il n’en reste pas moins que c’est avant tout un massif sans urbanisation qui abrite les calanques de Luminy (Morgiou et Sugiton) et qu’on peut faire des balades extraordinaires sur la crête des Escampons ou sur le mont de Luminy ! Là, sur ces sommets, il vaut mieux s’asseoir longuement, la vue sur la rade et les îles de Marseille est époustouflante, avec en fond la chaîne de l’Etoile, le massif de Carpiagne, le Mont Puget et même, par temps clair, on peut apercevoir derrière le Pic de Bertagne. Alors, à vous de voir !

L’Hippodrome Borely

L’hippodrome Borély, ce champ de courses placé en front de mer, est aujourd’hui le rendez-vous privilégié des amoureux du cheval à Marseille. Mais c’est aussi un peu l’histoire des riches bourgeois marseillais du 19ème !

Car, pour la petite histoire : c’est le Cercle des Moutards devenu plus tard le Cercle des Phocéens qui obtient de la ville de Marseille un bail sur une partie du parc du chateau Borély : c’est ainsi qu’est créé le 4 novembre 1860 l’hippodrome Borély au même emplacement que l’hippodrome actuel.

Et au 19ème siècle, le cercle des Phocéens connaît un beau succès auprès de la bourgeoisie marseillaise : dans cette vie de cercle, on se rencontre pour discuter, boire un verre, jouer aux cartes et aux échecs, ou encore patronner des courses hippiques.

Pour l’anecdote, le 5 juillet 1903, il perdit quelques instants sa fonction pour accueillir dans l’anneau de l’hippodrome les coureurs cyclistes du premier Tour de France qui furent acclamés par 5000 Marseillais.

De cette aventure, il nous reste le nouvel hippodrome Borely un qui, depuis le 11 septembre 1999, après 3 ans de travaux, offre à Marseille un champ de course incontestablement moderne techniquement mais aussi d’une esthétique remarquable avec pour entrée, sa magnifique tonnelle en fer forgé.

Lorsqu’il n’y a pas de courses hippiques, le centre de l’hippodrome est transformé en practice de golf.

Le pouce de César

C’est une sculpture fort étonnante que ce pouce géant !

Et tout aussi grand soit-il, c’est en fait une miniature d’un bronze de 12 mètres installé place Carpeaux, à la Défense !

Et ce n’est pas pour rien qu’il est situé à 20 mètres du Musée d’Art Contemporain, César ayant consacré toute son oeuvre à cet art, étudiant et transformant la matière en maitre !

Pour la petite histoire, cette passion pour les pouces poursuit l’auteur depuis longtemps car César présente pour la première fois son pouce aggrandi en 1965.

Et c’est en 1988 que César réalise un pouce en bronze doré d’une hauteur de 6 mètres et pesant plus de 4 tonnes, qui sera envoyé en Corée pour être présenté au Parc des Olympiades de Séoul.

Ce même pouce est ensuite exposé à la Vieille Charité, en 1993, lors d’une rétrospective de l’oeuvre de César.

Il prend enfin sa place définitive dans le paysage urbain marseillais lors de l’ouverture du MAC en 1994 et c’est toujours à cet emplacement qu’on peut l’admirer aujourd’hui !

Saint-Loup

Le village de Saint Loup est célèbre parce qu’il a accueilli pendant trois ans la famille de Marcel Pagnol. Son père, Joseph fut instituteur dans une école qui se situait au 3, de la rue du Migranier. Le village s’est construit autour de l’église Saint Thyrse qui date probablement du XI è siècle, sur un terroir appartenant (comme beaucoup d’autres villages de la vallée de l’Huveaune ) à l’Abbaye de Saint-Victor.

Une grande partie du terroir était recouverte de vignes et une forêt descendait des collines.

Saint-Loup aurait du s’appeler Saint-Thyrse. Mais en 1 531 l’appellation Saint-Loup apparaîtra sans que l’on sache exactement pourquoi. Le nom de Saint-Loup cohabitera d’ailleurs jusqu’en 1 666 avec celui de Saint-Thys.

Est-ce par déformation du nom latin de l’Huveaune ? ( Hubelca) Est-ce le n om d’un bienfaiteur et généreux donateur comme le suggère l’Abbé Cayol dans son ouvrage « Histoire du quartier de Saint-Loup » ? ( 1 866 ) Le vocable Saint-Thyrse était-il trop peu répandu en Provence pour en choisir un autre plus « provençal » ? Ça reste un mystère…

Le village s’est développé afin de loger les ouvriers (et leur famille) qui travaillaient dans un des nombreux moulins actionnés par le Grand Béal (voir la vallée de l’Huveaune).

Le village s’est construit le long de la route reliant Marseille à Toulon qui s’est appelée Route Royale, Route Impériale ou Route Nationale au gré des régimes politiques et des époques. Aujourd’hui il s’agit tout simplement du Boulevard de Saint-Loup ; depuis la libération.

La Révolution ne fit pas trop de dégâts dans le village. Évènement rare pour l’époque, l’église de Saint-Loup fût consacrée en 1 791.

En plus de loger les ouvriers, le village avait une vocation agricole avec ses laitiers (pour la plupart des italiens du Piémont) qui allaient livrer le lait à Marseille, et ses maraîchers et horticulteurs.

Chaque personne qui se rendait à Marseille, que ce soit à pieds, en carriole ou en tramway plus tard, devait acquitter un droit sur les marchandises qu’elle transportait : l’octroi. Cette taxe fut supprimée en 1943 pour être remplacée par la taxe locale.

Plusieurs postes furent installés à Saint-Loup dont celui de la place de l’Octroi.

Le terroir marseillais produisait du vin. Ce sont les taxes d’imposition sur le vin qui constituaient une des principales sources de revenus de la ville. Des « gardes du vin » furent chargés de surveiller la contrebande.

En 1 927, afin de résorber la crise du logement, la cité jardin « la Gardanne » fût construite sur l’emplacement de la propriété de la famille de Gardanne.

La cité a été construite selon le modèle anglais du 19è siècle. Les logements sont de petites surfaces d’environ 30m 2 avec un confort rudimentaire. La Gardanne fut construite pour qu’elle puisse fonctionner en parfait autonomie avec une école et des commerces. La cité se trouve actuellement coincée entre l’autoroute Est et l’Huveaune. La construction de la Rocade L.2 entraîne la destruction des pavillons que les locataires avaient améliorés et agrandis, en bordure de l’autoroute.

Jusqu’aux années 60, Saint-Loup a été un village campagnard de bastides et cabanons.

Les bastides ont été construites pour des notables ou hommes d’affaires marseillais qui s’y retiraient en été pour échapper à la chaleur de la ville. Certaines de ces bastides furent réquisitionnées pendant la seconde guerre mondiale.

Au cours des années 60 ces bastides furent rasées pour la construction de grands ensembles nécessaires notamment au logement des rapatriés d’Afrique du Nord ainsi que pour la construction de l’actuel lycée Marcel Pagnol.

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