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Visiter Marseille

Les îles au large de Marseille

Besoin de vous isoler du brouhaha de la ville. Pourquoi ne pas partir sur une île ?

En bref

Les plus connues sont celles de l’archipel du Frioul : If, Pomègues et Ratonneau. L’île du Planier abrite un phare mais elle est surtout connue des plongeurs, tout comme les îles de l’archipel de Riou.

A voir, à faire

Archipel du Frioul (Pomègues, Ratonneau, If)

Les îles de l’archipel du Frioul sont visibles depuis Marseille. Elles sont à 20 minutes de bateau du Vieux-Port.

Archipel du Frioul (Pomègues, Ratonneau, If)
Archipel du Frioul (Pomègues, Ratonneau, If)

L’île d’If

Minuscule, elle abrite le château d’If, rendu célèbre par Alexandre Dumas dans son Comte de Monte Cristo.

Pomègues et Ratonneau

Ces deux îles n’en forment plus qu’une puisqu’elles ont été reliées par une digue en 1825. Au XVIIème siècle, elles n’avaient rien de touristique : elles étaient utilisées comme lieux de quarantaine contre la peste, la fièvre jaune et autres maladies peu sympathiques.

L’hôpital Caroline présent sur Ratonneau était d’ailleurs utilisé pour soigner les personnes affectées par la fièvre jaune.

Ceux qui aiment la plage pourront profiter de plages aménagées mais la vraie richesse de ces îles est la diversité des criques, permettant des baignades loin de la civilisation.

Conseil : N’oubliez pas un bon chapeau en été car les arbres sont rares.

Ile Maïre

L’île Maîre est située au sud de Marseille au large de Cap Croisette et elle est en fait constituée de deux îlots séparés : l’île Maîre proprement dite et Tiboulen de Maîre que certains appellent aussi la Tortue.

Ile Maïre
Ile Maïre

Et déjà, c’est comme une montagne chez nous, puisqu’elle a une hauteur de 142 mètres, quand même.

Elle est surtout connue des plongeurs car il y a des sites extraordinaires tout autour avec de nombreuses épaves répertoriées comme celle du paquebot « Le Liban », qui a coulé dans l’Anse au Canon, le 7 juin 1903. Mais, bien moins dramatique, les plongeurs y admirent aussi des grottes de corail et des jolis tombants.

Enfin, et tout simplement, pour tous les autres qui ne plongent pas, c’est un bonheur pour les yeux que d’admirer à partir de la route des Goudes, le contraste des couleurs entre le bleu de la mer et du ciel et le blanc de la roche calcaire des falaises déchiquetées de l’ile. C’est un paysage unique, on se croirait au paradis.

Château d’If

Etrange constatation : lorsqu’on discute avec les marseillais, la plupart ne se sont jamais aventurés jusqu’à cette île légendaire. Pourtant, on la voit tous les jours si on passe sur la Corniche. Mais beaucoup pensent que ce n’est qu’un château vide sur un bout de rocher. Et certains ignorent même que ce petit ilot devint célèbre par ses prisonniers : cela va du rhinocéros immortalisé par Dürer en 1515 (cadeau du roi du Portugal au pape Leon X, en transit pour le Vatican) au Comte de Monte-Cristo d’Alexandre Dumas.

Château d'If
Château d’If

Quoi qu’il en soit, même si l’importance militaire a eu une postérité bien moindre que les légendes liées à ce site pittoresque, le château, placé à l’entrée du port de Marseille, devait protéger la rade de toute attaque et garantir la possibilité de ravitaillement de la ville par la mer. De plan carré et cantonné de trois puissantes tours cylindriques, il fut construit entre 1524 et 1531, à la demande de François Ier. Y étaient accolés une église et la maison des gardes. En 1598, les Toscans, alors maîtres des lieux, y ajoutèrent des remparts afin de renforcer les bords du petit îlot. Puis, en 1702, Vauban, alors commissaire aux fortifications (on ne peut l’ignorer, tant les traces sont présentes dans notre architecture), ordonna la construction, à côté du château, du bâtiment des corps de garde appelé caserne Vauban. A partir du 17e siècle, le rôle défensif fut abandonné et la forteresse servit essentiellement de prison d’Etat. On y enferma notamment les opposants au pouvoir royal, comme des protestants et des républicains sous le Second Empire.

Il n’en reste pas moins qu’aujourd’hui, le site se visite et que c’est l’occasion d’une promenade unique tant par la beauté du paysage que par les curiosités de l’histoire ! Prenez le temps de vous y rendre et de vous y perdre (vous ne risquez rien, l’ïle est petite), car après une traversée en bateau fort agréable par une belle journée de printemps, vous serez surpris par la belle couleur de l’eau qui entoure cette petite ile souvent maltraitée par le mistral et brulée par le soleil, mais d’où vous découvrirez une vue et un sentiment d’évasion exceptionnels.

Ile de Riou

« le mauvais pays »

Ile de Riou
Ile de Riou

Principale île de l’archipel de 160 hectares qui porte son nom, à 3 kilomètres de large des côtes de Marseille, RIOU est la reine de cet archipel. 3 kilomètres de long sur une largeur maximale de 750 mètres pour un total de 90 hectares, cette île a longtemps été surnommée « le mauvais pays » malgré sa petitesse. Précipices, gouffres, falaises en rendent pourtant ce monde encore plus fantastique et superbe pour tous ceux qui ont pù y aborder ou en faire le tour en bateau. Les tours de Riou sont autant de falaises plongeant à pleine mer, et exceptionnel pour cette île compte tenu de sa taille: un sommet à 190 m d’altitude, avec son ancienne vigie tout en haut sur une minuscule surface.

Coté Nord de Riou et d’Ouest en Est, une côte abritée des vents sauf du mistral, La Pointe Fontagne, puis une première calanque: Fontagne, une merveille, avec au dessus la cabane des gardes du conservatoire du littoral (propriétaire depuis 1992). Toujours vers l’Est, après les Baou Cassière et Baous Rouge (Baù en Provençal, le rocher, le roc, ou le sommet dénudé), un long toboggan de pierres sèches restauré il y a quelques années par un chantier de jeunes, qui permettait dans le temps de charger les tartanes du sable de Riou pour paver les rues de Marseille (XIXème).Puis la calanque de Monastério, et sa plage de sable, avec une digue naturelle à l’entrée Ouest de cette calanque. Jusqu’à la pointe Est après une longue côte faite de rochers inabordables, à l’extrémité sous la Plaine des Gabians (qui porte bien son nom !) la pointe Caramassane.

Coté Sud de Riou, une fois cette pointe contournée et vers l’Ouest, ce ne sont que d’abruptes et lisses falaises rarement entrecoupées par des calanques ou criques: l’anse du Fer à Cheval, puis après le Cap Nègre: la calanque des Anglais (ou des Contrebandiers) qui permet dans sa première partie l’accès à de grands bateaux, avec en son fonds une longue échancrure réservée au tous petits bateaux qui y trouveront là un minuscule port naturel. Toujours vers l’Ouest la calanque de la Culate, et enfin à l’extrémité et en face de l’île Moyade, le Doigt de Riou.

Riou est entourée d’autres minuscules îles, paradis des plongeurs et autres pécheurs: Moyade à l’extrémité Ouest, coté Sud les Empereurs et à l’est le Grand Congloué, avdec iun peu plus au Nord le Petit Congloué.

Un peu d’histoire: Dans l’antiquité Riou constituait un bon campement pour les marins Etrusques et Grecs qui y trouvaient de l’eau au puit des Chèvres. De par sa position géographique, Riou (« RIEU » 1311) a trés tôt constitué pour Marseille un poste avancé, avec pour lutter et prévenir contre les raids des pirates, notamment Barbaresques, avec la création d’une vigie dès le XIII ème s. (reliée à celle du sommet de Marseilleveyre avec qui elle communiquait par un système de voiles sur un mât). On trouve mention de la vigie de Riou dans un rapport de la cour des comptes en 1295. A de nombreuses reprises cette vigie a été attaquée et les guetteurs enlevés. Les farots de Riou sont renforcés avec en parallèle les prémices du phare de Planier (ordonnance de Robert d’Anjou en 1319). Puis il y a construction d’autres vigies plus à l’Est sur la côte (fortin du cap de Morgiou). Malgré cela en 1661 des pirates Algériens sèment la terreur dans ces îles et jusqu’à Callelongue, arrêtés heureusement par des galères Napolitaines qui sauvent certainement tout Marseille d’un pillage en règle. Louis XIV renforce encore la protection de tout le littoral. A partir de 1850 Riou va voir exploiter ses sablières.

Les légendes de Riou: (rapidement résumées)

  • Le trésor de Riou, des milliers de pièces d’or cachées içi par des pirates turcs. Cette fortune serait restée introuvable compte -tenu de du relief si tourmenté de l’île. Alles avoir si Alexandre Dumas ne s’est pas inspiré de cette légende pour l’île au trésor d’edmond Dantes (monte cristo).
  • La chapelle de Monastério (plus aucune ruine) aurait été construite dans l’antiquité, par un marin Grec échappant à une tempête grâce à cette île. Le ciment aurait alors été mélagné au vin de sa cargaison, comme il l’avait promis dans ses prières de sauvetage.
  • On raconte aussi à Marseille cette histoire d’une petite fille née sur l’île lorsque des gens s’y étaient réfugiés pour échapper à la peste de 1720.
  • Les silex Egyptiens de Riou: début XXème , une galéjade marseillaise qui trompa les membres les plus éminents de l’Académie, avec de vrais silex egyptiens déposés dans l’île pour tromper les archéologues ! Quelques temps après la même blague était réitérée avec la découverte d’un petit cheval en céramique (en fait un vrai santon de marseille !)

Ile de Planier

Un phare au large de Marseille

Ile de Planier
Ile de Planier

De Marseille, lorsqu’on regarde vers la mer, on distingue dans le lointain, une île surmontée d’un phare qui le soir venu, surprend par la portée de son faisceau : c’est le phare de Planier, construit par l’ingénieur Garella en 1823, sous la Restauration.

Cette île pourtant lointaine et inaccessible (il est bon de noter que la terre la plus proche est la pointe de Maïre à 8 Km et que le port de la Pointe Rouge est à 12 Km), fait partie intégrante du golfe marseillais.

Et bien que très au large et exposée à tous les vents, tournée vers la haute mer, l’île de Planier semble monter la garde sur la ville ! Et on peut penser que cela reste fort nécessaire au regard du nombre d’épaves situées autour de l’île.

Car Planier est aussi réputée auprès des amateurs de plongées pour ses trésors. Et singulièrement on y trouve trace de récents naufrages, tels que le Chaouen, cargo de nationalité marocaine échoué le 21 février 1970 sur les rochers de l’île, et le Messerchmit naufragé le 7 mars 1944 à cause d’une avarie du moteur.

L’île Degaby

L’île Degaby (appelée aussi l’île Gaby) est un fort posé sur un rocher face à Marseille, à quelques encablures du château d’If.

L'île Degaby
L’île Degaby

Elle a longtemps appartenu au créateur de bijoux Pascal Morabito, avant d’être rachetée 1 million d’euros par un promoteur immobilier marseillais en 2001.

Pour la petite histoire, ce serait un certain Monsieur de Tourville, à l ‘époque de Louis XIV, qui aurait fait construire un fortin sur cette île. Cette île a été ensuite achetée à Liane Degaby (une artiste des années 1920) par un admirateur qui a transformé le fortin en résidence.

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