La Plaine et le Cours Julien, c’est le Marseille vivant, créatif et populaire que beaucoup de visiteurs cherchent sans toujours savoir où aller. Si tu veux comprendre ce quartier, tu es au bon endroit : ici, tu vas trouver à la fois l’ambiance, les lieux à voir, les repères historiques et les curiosités qui font vraiment la différence sur le terrain.
Concrètement, ce secteur se découvre très bien à pied, en prenant le temps de lever les yeux : terrasses animées, rues piétonnes, fresques, façades colorées, marchés, église historique, anecdotes marseillaises et coins plus insolites. C’est aussi un quartier qui change selon l’heure : calme et agréable en journée, plus festif en soirée, surtout autour de la Plaine.
L’essentiel a retenir : La Plaine et le Cours Julien forment un quartier marseillais vivant, artistique et très agréable à explorer à pied.
- Le Cours Julien est connu pour ses rues piétonnes, ses terrasses et son ambiance créative.
- La Plaine, c’est le nom courant de la place Jean Jaurès, très animée et populaire.
- Le quartier mêle histoire locale, architecture, street art et lieux de sortie.
- L’église Notre-Dame-du-Mont fait partie des repères historiques à ne pas manquer.
- Le boulevard Chave cache de nombreuses curiosités et anecdotes marseillaises.
- Le marché bio du Cours Julien attire chaque mercredi producteurs et habitants.
- Le quartier se visite mieux à pied, en prenant le temps d’observer les détails.
En bref
Le Cours Julien regorge de terrasses de cafés bondées dès le mois d’avril, de tags décoratifs, de boutiques underground et de rues piétonnes. Si tu aimes les quartiers qui ont du caractère, tu vas t’y sentir tout de suite à l’aise. L’ambiance y est très vivante, souvent bohème, parfois festive, mais presque toujours agréable à parcourir en flânant.
Dans la pratique, ce qui fait l’intérêt du secteur, ce n’est pas seulement son atmosphère. C’est aussi sa capacité à mélanger des usages très différents : on y trouve des cafés, des restaurants, des commerces indépendants, des salles de concert, des murs peints, des placettes et des passages où l’on circule facilement à pied. Ce mélange donne un quartier très lisible pour le visiteur, mais jamais monotone.
A voir, à faire
Rues piétonnes du Cours Julien

Si le Cours Julien est si agréable à l’arrivée des beaux jours, c’est en grande partie grâce à ses zones piétonnes, assez rares à Marseille. Concrètement, cela change beaucoup l’expérience de visite : tu peux marcher sans stress, t’arrêter facilement en terrasse, regarder les façades, prendre des photos et te laisser porter sans avoir l’impression de traverser un axe trop routier.
L’ambiance bourgeoise-bohème qui y règne donne un vrai confort de flânerie. Sur le terrain, on constate souvent que les visiteurs restent plus longtemps que prévu, justement parce que le quartier invite à la pause. La place Notre-Dame-du-Mont, partiellement piétonne, regroupe de nombreux cafés et restaurants à l’atmosphère décontractée. Quant au plateau du Cours Julien, il réunit un mélange très réussi de restaurants, cafés, boutiques à tendance artistique et salles de concerts.
Les murs et façades sont souvent tagués ou peints de couleurs vives. Ce n’est pas un simple décor : c’est une partie de l’identité du quartier. En été, le plan d’eau apporte aussi une sensation de fraîcheur bienvenue, surtout si tu visites Marseille pendant une période chaude. Si tu es sensible à l’ambiance urbaine, c’est clairement l’un des meilleurs endroits pour sentir le rythme du quartier.
Église Notre-Dame-du-Mont
C’est cette église qui a donné son nom au quartier comme à la station de métro. Et même si elle a été reconstruite au début du 19e siècle, elle occupe un emplacement bien plus ancien, lié à un sanctuaire qui aurait marqué l’histoire religieuse locale. Certains historiens évoquent même un des plus anciens lieux de culte chrétien marseillais, aux côtés de l’abbaye de Saint-Victor, même si ce point reste discuté.
Ce qu’il faut retenir, dans la pratique, c’est que l’église ne se limite pas à son intérêt historique. Elle vaut aussi pour son architecture néoclassique, sa façade en ciment avec bas-relief en lave polychrome, son décor intérieur, ses tableaux et son mobilier. Si tu aimes les lieux qui racontent une histoire sans être figés, tu y trouveras un vrai intérêt.
Le lieu a aussi une dimension musicale forte. Des concerts y sont régulièrement organisés, et l’Association des Amis de l’Orgue œuvre pour la restauration de l’instrument principal. C’est un bon exemple de patrimoine vivant : on ne visite pas seulement un bâtiment, on découvre un espace encore utilisé et animé. À noter enfin : en 1839, Frédéric Chopin aurait joué de l’orgue dans cette église lors de son passage à Marseille, ce qui ajoute une touche particulièrement précieuse à son histoire.
Aux alentours du Boulevard Chave

Cette partie du quartier est particulièrement intéressante si tu aimes les détails qui échappent aux visites rapides. On y croise des curiosités parfois insolites et souvent méconnues, mais aussi des traces très concrètes de l’histoire marseillaise. C’est typiquement le genre de promenade où l’on passe devant des éléments remarquables sans toujours les remarquer au premier regard.
Parmi les personnalités associées au secteur, on retrouve la famille Pagnol, Fernandel, le pétomane qui fit ses débuts au théâtre Chave, ou encore les frères Barthélemy, héros et martyrs de la Résistance. Ce que cela change pour toi, c’est qu’une simple marche devient une lecture du quartier à travers ses habitants, ses mémoires et ses plaques commémoratives.
Si tu prends le temps d’observer, tu verras aussi des détails étonnants : une sonnette à tirette conservée en l’état, des plaques de fonte des « Eaux de la Rose », ou encore la statue du zouave de la rue Goudard. Ce sont de petites choses, mais elles donnent au parcours une vraie densité. En pratique, ce sont souvent ces éléments-là qui rendent une balade mémorable.
À l’angle du boulevard Eugène Pierre et de la rue Devilliers, la maison du « Tipe » mérite aussi un arrêt. L’histoire est savoureuse : un artisan maçon, non diplômé mais très entreprenant, a fait inscrire en façade qu’il était « architecte sachant tout faire même sans diplôme ». C’est un clin d’œil très marseillais, à la fois drôle et révélateur d’une certaine fierté artisanale. Plus loin, le boulevard Chave montre aussi son passé plus sombre avec l’ancienne prison ouverte en 1857, mais aussi des bâtiments remarquables comme un bel immeuble Art Nouveau au 69 boulevard Chave, la façade du garage Devoulx et la maison de Gaston Castel, architecte visionnaire, classée au titre des Monuments historiques.
En résumé, si tu aimes les quartiers qui racontent beaucoup en marchant peu, cette zone est idéale. On y passe d’une anecdote à une autre sans rupture, avec un vrai mélange de patrimoine, d’architecture et d’histoires locales.
Marché Bio du Cours Julien
Tous les mercredis, les adeptes du bio se donnent rendez-vous au Cours Julien pour le marché biologique de Marseille. Des producteurs et agriculteurs bio y proposent leurs produits, ce qui en fait un rendez-vous utile si tu cherches des aliments de saison, des circuits courts et une ambiance de marché de quartier.
Concrètement, c’est le bon endroit si tu veux faire tes achats autrement qu’en supermarché, ou simplement sentir le quartier dans sa vie quotidienne. L’expérience est souvent plus agréable en matinée, quand la fréquentation est plus fluide et que les étals sont encore bien fournis. Si tu es sensible à l’alimentation locale, c’est une halte simple, pratique et cohérente avec l’esprit du quartier.
La place Jean Jaurès dite la « Plaine »
C’est depuis le 23 décembre 1919 que cette esplanade bien connue des Marseillais s’appelle la place Jean Jaurès. Mais dans les faits, très peu de gens utilisent ce nom au quotidien : on dit presque toujours « la Plaine ». Si tu es dans ce quartier, tu entendras d’ailleurs rarement autre chose.
À l’origine, le mot « plan » désigne un lieu plat et dégagé situé en hauteur, autrement dit un plateau. Le site a longtemps eu un rôle stratégique : au 13e siècle, il servait de Champ de Mars et accueillait le camp des croisés en attente de départ. Plus tard, il a reçu des visites royales importantes, ce qui montre que cet espace a toujours été un lieu de rassemblement et de passage.
À partir du 18e siècle, des immeubles commencent à border l’espace, puis l’urbanisation visible aujourd’hui se développe surtout au 19e siècle. La place s’organise alors autour des fameuses maisons dites « trois fenêtres », un modèle typiquement marseillais. Ce type d’habitat, simple et régulier, explique en partie l’identité architecturale du quartier : on est dans un tissu urbain dense, mais encore lisible.
La Plaine devient ensuite l’une des places les plus bourgeoises et les plus paisibles de la ville, avant d’évoluer à nouveau. Aujourd’hui, ses cafés, bars, boîtes de nuit et pubs attirent une population jeune et festive, surtout le soir. Si tu cherches une ambiance tranquille, la journée est plus adaptée ; si tu veux sentir l’énergie du quartier, la soirée est plus animée.
Il faut aussi retenir quelques repères marquants : le départ en ballon de Louis Capazza et Alphonse Fondère en 1886, le marché maraîcher installé depuis 1892, et le premier feu tricolore inauguré en 1953. Ce sont des détails, mais ils disent bien la capacité de la Plaine à changer de visage au fil du temps sans perdre son identité populaire.
- C’est de cette place que Louis Capazza et Alphonse Fondère se sont envolés vers Appietto en Corse le 14 novembre 1886 sur le ballon Le Gabizos, et un vaste bas-relief de 1930 dû à Louis-Marcel Bottinelly, situé au n°28 de la place, commémore l’évènement.
- C’est aussi sur cette place que se tient depuis 1892 le marché maraîcher le plus populaire de la ville.
- C’est enfin sur cette place qu’en 1953 fut inauguré par Gaston Defferre le premier feu tricolore.
Curiosités
Place du chien Saucisse
Qui ne connaît pas le chien saucisse, le chien fétiche de l’écrivain marseillais Serge Scotto ? Ce personnage local a marqué les esprits au point de mériter une place à son nom, au moins de manière symbolique. Depuis le 14 septembre 2000, c’est chose faite, de façon plus ou moins officielle.
Si tu aimes les clins d’œil typiquement marseillais, cette curiosité résume bien l’esprit du quartier : un mélange d’humour, de mémoire locale et d’attachement aux figures populaires. Ce n’est pas un grand monument, mais c’est exactement le genre de détail qui donne du relief à une balade dans la Plaine et le Cours Julien.
FAQ
Qu’est-ce qui fait l’ambiance du Cours Julien ?
L’ambiance du Cours Julien vient surtout de ses rues piétonnes, de ses terrasses, de son street art et de ses commerces indépendants. C’est un quartier vivant, créatif et très agréable à parcourir à pied. En pratique, on y vient autant pour flâner que pour sortir ou simplement observer le décor urbain.
Pourquoi la place Jean Jaurès est-elle appelée la Plaine ?
La place Jean Jaurès est appelée la Plaine parce que c’est son nom d’usage le plus courant à Marseille. Historiquement, le mot « plan » renvoie à un lieu plat et dégagé, situé en hauteur. Dans la vie quotidienne, les Marseillais utilisent presque toujours « la Plaine » plutôt que le nom officiel.
Que peut-on voir autour du boulevard Chave ?
Autour du boulevard Chave, on peut voir des immeubles remarquables, des plaques commémoratives, des curiosités insolites et plusieurs repères liés à l’histoire marseillaise. Le secteur est intéressant si tu aimes les détails architecturaux et les anecdotes locales. C’est une promenade qui se savoure lentement.
Le marché bio du Cours Julien a lieu quel jour ?
Le marché bio du Cours Julien a lieu le mercredi. Des producteurs et agriculteurs bio y vendent leurs produits. Si tu veux éviter la foule, il vaut mieux y aller le matin.
Que vaut l’église Notre-Dame-du-Mont ?
L’église Notre-Dame-du-Mont vaut autant pour son histoire que pour son patrimoine architectural et musical. Elle possède un décor intérieur intéressant, des tableaux, un mobilier remarquable et un orgue mis en valeur par des concerts. C’est aussi un lieu lié à l’histoire ancienne du quartier.
Le Cours Julien se visite-t-il mieux à pied ?
Oui, le Cours Julien se visite clairement mieux à pied. Les rues piétonnes, les placettes et les façades colorées se découvrent beaucoup plus facilement en marchant. Dans la pratique, c’est la meilleure façon de profiter de l’ambiance du quartier.
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